12 juillet 2009

Chemin faisant

La vie passe à une vitesse folle et pourtant je baigne dans le calme de chaque instant. Ce calme des montagnes Rocheuses, dans un climat presque parfait, je le savoure avec tout mon être. Juste avant d'aller désherber des laitues, éclaircir des carottes ou des betteraves, transplanter des choux ou préparer la nourriture pour le reste de l'équipe, mon rituel matinal: Mon précieux bocal thermos voit se succéder dans son ventre, selon les matins, Darjeeling, thés verts chinois et japonais ou même parfois, une brasserie biologique faisant partie du domaine agricole, un Pu Er venant à la rescousse de rares abus de la soirée précédente. J'apprécie tout ce que nous vivons, Véronique et moi, au fil de cet été merveilleux, cette chance que nous nous sommes donnés d'être là, loin de Montréal et du rythme urbain. Je crois que j'apprécie aussi encore plus le thé, d'une autre manière du moins, que lorsque j'étais confiné à l'expertise de derrière le comptoir du Camellia. Aussi n'ais-je pas énormément de temps à consacrer à l'ordinateur, Le Zhong Nomade souffre certes de cette suite de priorités... et j'en suis encore désolé... 

Si vous désirez, par curiosité ou par sympathie, suivre nos aventures de chemin, sans que cela ne soit point tourné sur le thé, je vous invite à visiter notre blog commun à moi et ma compagne de route: Trip de cru. Pour ceux qui ne le savaient peut-être pas, nous nous nourrissons presque uniquement d'aliments vivants, donc crus, et ce voyage a entre autre pour but de nous mettre en contact avec des spécialistes du domaine et de nous perfectionner dans le domaine de la gastronomie crudivore. Aussi ce blog est-il un carnet de route et de recettes vivantes réalisées au fil de nos péripéties. Je serais donc enchanté de vous y lire! À bientôt j'espère!

7 commentaires:

Guillaume a dit…

Bravo pour ton nouveau blog!
Il se trouve que je suis actuellement dans une communauté en Australie ou l'on expérimente de manger uniquement de la raw food pendant 1 mois. Je trouve ça intéressent et je visiterais souvent ton blog pour choper de nouvelles recettes :)

Framboise a dit…

Bonjour Sacha,
Je découvre à l'instant ton blog (ou blogue comme on semble le dire au Québec).
Je voulais juste te dire bravo et te saluer depuis Rotterdam aux Pays-Bas.

J'ai une amie qui tient un joli blog autour du thé, blog qui s'appelle "la théière nomade", elle se trouve du côté de Bruxelles. Entre nomades... vous allez forcément vous entendre.

Par ailleurs, une dernière adresse à Bruxelles toujours, celle de chinois qui tiennent une table d'hôtes adorable et généreuse et qui connaissent très bien les thés verts (notamment) chinois : les feuilles vertes (.com) !

Quant à moi, je rajoute ton blog dans ma boîte à thé. Il y a des petites choses que je connais déjà comme le site de Camelia Sinensis, on en parlé encore récemment à Bruxelles.

Bonne continuation et comme on dit en Bretagne (je viens de là) BON VENT !

Framboise a dit…

Sacha, je me permets de rajouter quelques lignes parce que depuis hier je me suis un peu baladée sur ton blog. L'espace, le grand air (ce que Ella Maillard appelait "le grand tout"), ce soleil liquide et la musique de Billie Holiday en fond sonore...
Le thé en filigranes, je ne l'oublie pas bien entendu.
Pour tout cela, UN GRAND MERCI.
Je ne sais pas si tu continues le blog, mais quoiqu'il en soit, si jamais tu lis ces lignes, je te souhaite une belle route dans le grand vent qui vente !

Vanessa a dit…

Oh fabuleux, je vais le suivre bien sûr pour tous ces appels d'une alimentation vivante... pas forcément cru mais avec d'autres optiques.

Vanessa a dit…

Très belle année 2010 au monsieur derrière ce blog si paisible. Bien sur je suis ses mots ailleurs, de thé toujours, mais cela laisse moins de place aux cheminements personnels.

Plein de petits bonheurs, de grandes découvertes, de partages et de cheminement.

Sacha a dit…

Merci Vanessa,
Ça me fait chaud au coeur de te lire ici... même après tout ce temps que le nomade s'est posé doucement, sans plus écrire pour lui-même, posé comme la vie semblait le vouloir, pour lui offrir un autre genre de voyage... Tu me donnes le goût de partager à nouveau dans ce blog délaissé... Je te souhaite à mon tour une nouvelle année pleine de joie et de délices surprenants. À bientôt!

Anonyme a dit…

bravo à votre extraordinaire blogue nomade sur le thé:)))

Bravo à votre extraordinaire nomadisme conceptuel en photographie:)))

(d'un conteur-ermite des routes du Canada qui se prépare à vagabonder la Belgique l'été prochain et à y présenter en nomade un spectacle de ses vraies histoires vécues sur la route))))

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com

sur google
Simon Gauthier, le vagabond céleste

LÈVE-TOI PÈLERIN
dormir
sous le pont de Gatineau, une nuit froide de neige
même pas de sac de couchage, du noir au beige

gémir
en p’tit bonhomme, les g’noux dans l’manteau
le nez sous l’gilet, là ou c’est chaud

grandir
contre le mur de ciment se faire si petit
que son coeur en devient firmament

s’ennoblir
au point ou l’on devient soi-même
un immense pays entre deux océans

REFRAIN

la bonte l’humilité, l’humanité
comme vêtement de vie

lève-toi pèlerin
même si t’as froid même si t’as faim

ensemence ton pays d’un rêve
pour les jeunes de demain

ta guitare à la main
marche marche les chemins
ne triche pas ton rêve en douce
en faisant du pouce

quand un jeune t’embarque
écoute le jusqu’au matin
parce que son rêve à lui commence
là où finit le tien

TURLUTTE

COUPLET 2

manger
quand on t’a ramassé pour t’emmener souper
dans l’espoir d’une belle soirée
par ta guitare endimanchée

s’laver
la route c’est accepter
d’ètre sale en dehors
d’ètre propre en dedans
en s’guettant

s’coucher
avoir honte de ses peurs
quand y a tellement d’êtres humains
qui ont pas l’choix d’avoir peur

s’éveiller
soudain en pleine nuit
s’enfuir sans faire de bruit
après avoir écrit merci

COUPLET 3

vaciller
dans un café internet, recevoir un courriel
d’un ami de jeunesse, qui veut t’immortaliser
d’un geste bien intentionné

créer
une chanson chaque nuit
parce que la veille ce que t’écris
semble s’être évanoui

dessiner
entre ta voix et tes lèvres
tous les cris des humains
qui ont choisi d’aimer
même s’ils sont mal aimés

rêver
qu’après sa mort peut-être
de milliers de jeunes en mal d’être
reprendront ton épopée
vers ce pays oeuvre d’art à créer

FINALE
la bonté, l’humilité, l’humanité
comme vêtement
d’aimer

Pierrot
vagabond céleste