19 juillet 2008

Impression passagère, vague de l'âme, tentative vaine d'échapper à l'instant. La lumière se faufile, percole. Les branches de l'arbre de la ruelle, innocentes mercenaires du divin, ont laissé s'abattre sur ma figure vulnérable un long baiser de soleil. La surprise était telle que je n'ai pu me soustraire à l'avaler tout entier. Et j'en suis mort. Ici, à cet instant où je vous écris, je me laisse renaître. Il est de ces jours où l'on ne se serait jamais douté de pareille chose. Une mort douce comme la vie. Une vie délicate comme un dernier souffle, mince, tendu, parfait dans sa légèreté. Une libellule d'éther, un soupir d'ange, une grâce à s'éteindre. Elle est là, qui attend, qui guette, l'âme du monde. Je m'y abandonne.

2 commentaires:

Stephane a dit…

Tu as bu du thé ou bien tu as fumé les feuilles? ;)
Merci de partager ta renaissance avec nous!

Michel a dit…

Sacha le Théophile Gautier du thé!