22 juin 2008

21 juin 2008

Impressions de voyage (2ème partie)

Je suis parti de Taiwan avec le sentiment que je laissais une partie de moi dans ses montagnes. Le dernier soir, l'air était bon sur Muzha, la lune brillait de son croissant parfait, les théiers étaient paisibles dans l'obscurité apportant sa fraîcheur bienfaitrice. Le retour sur Taipei, ce vendredi soir là, fut surprenant tant le contraste avec les deux semaines passées en campagne était colossal. Les scooters et les taxi avaient beau couper notre voiture, les sens-unique nous narguer de leur complexité aberrante, l'impression profonde et vivante de la paix des sommets restait immuable en moi.

Tokyo. La mode est au Japon, tout le monde en parle. En tout cas, on m'en avait beaucoup parlé: -"Ah! tu t'en vas au Japon?" -"Oui, une semaine... et deux à Taiwan." -"Ah! chanceux! le Japon..." (Rien à foutre de Taiwan, hein!?!). Bon, je comprends, les gens ne connaissent pas la petite île qui a fournit à l'archipel nippon tout le bois de ses forêts pour la reconstruction de ses temples pendant l'occupation. L'autre chose dont on (par "on" je ne parle pas spécialement des gens du Camellia Sinensis) avait insisté de me faire part préalablement au voyage, c'est à propos des coutumes et des bonnes manières à appliquer là-bas. On m'a quasiment traumatisé d'avance à l'idée de faire des gaffes de salutations, de bévues impardonnables, de me faire grotesque... déjà que les Japonais auraient apparemment l'image du Gaijin barbare et inculte, sans raffinement, je ne voulais pas en rajouter sur notre pauvre cas! Bref, j'arrivais au Japon avec une certaine appréhension vis-à-vis les "moeurs contenus locaux", ce que, pour un épanoui spontané comme moi, pouvait sembler une prison sociale. "La recherche d'harmonie", m'a-t-on expliqué le pourquoi de tant de "japoniaiseries". Et oui, c'est vrai. C'est en ordre, ça coule, c'est paisible... c'est effectivement la première impression que j'ai eu de cette société.


 On monte dans le train, tout est calme et propre. Les agents de bord sont souriants... peut-être même un peu trop. On vous salue. Encore. Encore trop. Mais tout se veut harmonieux, c'est compréhensible. "Bon ben, je serai un Gaijin comme ces îles en ont vu passer des milliers avant moi, un de ceux qui font de leur mieux, qui ne veut tout de même pas louper son voyage à regarder le sol tant courbettes il y a, quitte à passer pour un maladroit niais qui ne tourne pas ses chaussures -une fois- en montant la marche de la maison ou qui, exaspéré par une julienne de carotte qu'il ne peut saisir de ses baguettes laquées glissantes, la prend rapidement avec ses doigts -et que tout le monde a vu, bien sûr-!" Et se fut un "tant pis!" des plus libérateurs...

Ce n'est déjà pas si facile de trouver une maison de thé à Taipei ou, en général, sur l'île de Taiwan. C'est encore pire au Japon. Les Starbucks sur tous les coins de rue, les machines distributrices de shincha ou oolongcha frais en bouteille PET, font oublier aux Japonais ce qu'est LE THÉ. Pour les jeunes, ils croient pratiquement que nous leur faisons une blague lorsqu'on leur mentionne que nous sommes venus du Canada pour chercher des Sencha et Gyokuro, que des étudiants canadiens consomment quotidiennement du thé à notre salon (et en plus, en théière kyu-su à la méthode du Sencha-do!!!).  Tout pour dire que je n'ai pas pu boire beaucoup de thé au Japon pendant mon périple...

Nara. Premier dîner en famille. Pierre, notre traducteur, un Québécois parlant un japonais quasi-parfait qui étudie la forge de sabre japonais avec un maître depuis trois ans et qui se marie, cet automne, avec une jolie fille du coin. Ils me préviennent alors que pour le lendemain, suite à la visite du producteur de Tsukigase, un rendez-vous galant a été arrangé pour moi avec la meilleure amie de la fiancée! 

La visite chez monsieur Iwata a été pour moi une première aventure dans la campagne japonaise. Les jardins impeccables, la passion de l'homme qui fait tout, de A à Z, tout seul. Amateur de thé noir, il ne cesse de faire des expériences, étudie des livres par lui-même sur leur sujet, en produit plusieurs kilos par année. C'était à vrai dire plus ou moins intéressant de ce côté là mais ses Sencha étaient vraiment délicieux. 

Après avoir visité les différents jardins et la fabrique, goûté plusieurs de ses thés verts et noirs, discuté de nos impressions (dans une ambiance de respect et d'écoute, soit dit en passant...), mangé des boules de riz gluant roulées dans des vermisseaux minuscules (!!!), le choix du sencha et de ses quantités conclues, nous repartions vers Nara et ma prétendante...

Suite de l'histoire sous peu...

10 juin 2008

Impressions de voyage (1ère partie)

De retour depuis maintenant plus de deux semaines, la poussière retombée et les souvenirs bien en place, je peux enfin prendre un instant pour vous partager quelques unes de mes impressions de voyage. C'est aussi que je n'ai pas chômé dernièrement: Avec les arrivages des thés de printemps et tout le boulot que cela entoure pour moi (descriptions web, tastings, photos, etc.), la préparation des activités-conférences du week-end prochain, mon déménagement qui approche (je vous en reparlerai...), les minutes me sont presque comptées. 

Premièrement, je suis tombé amoureux de Taiwan. Pas spécialement de la pollution parfois dense de ses grandes villes, non plus de son architecture généralisée en béton armé et encore moins de ses petits-déjeuners au chou mouillé, porc et marinades étranges. Je suis tombé sous le charme de cette île sublime par son arrière-pays et ses paysages splendides, ses habitants généreux, simples, honnêtes, sympathiques et travaillants, par le chaos "maîtrisé" qui  y règne (un bordel magnifique à la chinoise et un ordre soutenu à la japonaise, créant un hybride goûteux d'un équilibre parfait d'après moi), par le thé et le savoir-faire (et le respect) des gens qui le produise... 

J'ai goûté plus de bons thés que de mauvais malgré le fait que la plupart des thés produits (du moins dans la grande région productrice de Nantou) le sont fait industriellement. Les rencontres avec les producteurs furent toutes aussi intéressantes et sympathiques les unes que les autres. Mon coup de coeur va pour la région de Hualien pour ses paysages, la qualité de ses thés (à des prix plus bas) et l'esprit d'innovation de ses producteurs: outre plusieurs thés rouges et verts produits (souvent en bio) en plus des wulong de haute et basse altitude, j'y ai goûté des "expériences" ressemblant étrangement à du Darjeeling! Monsieur Pong, un nouveau contact pour nous dans cette région, m'a offert un paquet d'un wulong vieilli de plus de 50 ans que son père lui a légué... des notes franches de Pu Erh avec le sucré caramélisé du wulong... vraiment spécial! D'ailleurs, fait intéressant: Plusieurs nous ont recommandé de ne pas tenter de nous acharner à faire vieillir des Pu Erh avec le faible taux d'humidité relative de l'Amérique du Nord mais de plutôt diriger nos ambitions temporelles vers le vieillissement des wulong, qui nécessite un taux d'humidité bien plus faible (les Taiwannais se battent contre l'humidité dans leur cas... comme quoi rien n'est parfait pour personne!). Le soucis c'est que les Wulong vieillis disparaissent presque aussi vite que les vieilles galettes et que les producteurs ne perpétuent pas la tradition de faire du vieilli tant la demande pour le frais est grande.
 
Tung Ting, Ali Shan, Yu Shan, Shan Linhsi, Hsin Chu, Mucha... que de beaux moments le nez au vent entre les visites de jardin... le Soleil était de la partie pour toute la durée du voyage (mis à part les quelques jours où nous étions sur Taipei). Hugo et moi avions une belle complicité sur toute la ligne. Que cela soit pendant les tastings où, en silence, nous goûtions avant de faire nos choix (qui généralement était les mêmes!) ou sur la route, nous avons passé ensemble des moments inoubliables. 

Autres moments précieux: les rencontres avec Stéphane Erler (Tea Masters) et Aaron Fisher (The Leaf), deux vrais passionnés, furent fort intéressantes, l'atelier sur les Pu Erh à Taipei (où nous avons dégusté entre autre un 1934 vraiment hallucinant!) avec le prof, spécialiste de cuisson de wulong, qui a sa technique d'épuration (par le feu...) des Pu Erh shu, la visite à la maison de publication du magazine Art of Tea (où j'ai vu mon zhong de rêve... 150 ans, magnifiquement trop cher...) et celle à la compétition de thés de style Tung Ting à Luku où environ 4500 thés étaient jugés sous nos yeux... des instants qui restent presque palpables, pour ne nommer que ceux là.

Je souhaite à tous les passionnés du thé de se faire le cadeau de rencontrer les théiers pour de vrai. C'est définitivement touchant... Le premier que j'ai rencontré, à Pinglin, je l'ai embrassé et me suis prosterné devant lui avec une reconnaissance totale. Ce n'est plus un rêve. Je ne vois plus le thé de la même façon, je l'apprécie maintenant d'autant plus que je sais tout ce qui l'entoure. Formose, la belle, tu me reverras ça c'est certain... 

02 mai 2008


Aujourd'hui c'est le grand départ pour Taiwan. Trois semaines chargées en rendez-vous et beaux paysages, en thé frais et petite soupe aux crevettes et gluglu de riz. Je vous raconterai ça... À la revoyure!

01 mai 2008

21 avril 2008

C'est pas d'la pub mais presque... simplement parce que c'est bon!

Petit scoop pour les amateurs de Darjeeling 1st flush. Le Camellia Sinensis a reçu deux de ses différents crus de Darjeeling: le Sungma (15$/50g) et le Risheehat (12$/50g). J'ai eu personnellement l'honneur de descendre du camion les premières caisses et de les ouvrir (à ma grande surprise, contrairement à l'habitude avec les thés indiens, le tout était emballé sous-vide) pour découvrir le parfum frais du premier arrivage de l'année. 

Le Sungma est particulièrement incroyable... Bourgeonneux, fin, aromatique.  Son végétal me rappelle étonnement le Long Jing, sa fleur celle de l'oranger... Splendide.
En zhong, je lui trouve tout son caractère aromatique, en théière je le trouve un peu doux quoique... le "décalage horaire" doit encore se faire sentir, la soute à bagage de la British Airways qui leur a permis de voyager jusqu'à Montréal était sûrement très fraîche, ce qui a "engourdi" le thé. 

Le Risheehat est plus corsé, très frais, plus fruité. Ses feuilles sont un peu plus brisées, ses bourgeons moins duveteux (type plus classique vs le type "clonal" du Sungma). Je prédis que son réveil d'ici quelques semaines lui conférera des notes encore plus charnues. 

Enfin, le printemps n'est pas juste arrivé de ses tulipes et des jupes des femmes coquettes... Vive le thé, spécialement pendant qu'il est tout frais! Encore faut-il mériter la capacité de l'apprécier, comme on le mentionne dans cette vidéo:



04 avril 2008

Thé rouge de Hualien

Un petit sac échantillon que Hugo m'avait rapporté de son voyage du printemps dernier à Taiwan a resurgit de mon armoire à thé ce matin: un thé rouge de la région de Hualien, sur la côte est de l'île.  Je l'avais goûté à la va-vite l'été dernier avant mon départ pour la France. Il m'avait laissé une bonne impression, sans plus. Cette fois, il m'a frappé par ses subtilités et sa persistance aromatique.
 
Texture moelleuse, ample en bouche, fruité-acidulé (pomme, cerise, pêche), épicé (cannelle, muscade), mielleux... un genre d'hybride entre un Bai Hao (surtout), un Bao Zhong cuit, un thé rouge de Chine et un thé noir du Sri Lanka. 

En zhong:  3,5 grammes, eau à 90C pour commencer, 95C après la troisième infusion, temps d'infusion relativement court: 20-30 secondes pour les 4 premières infusions. Première infusion un peu banale (genre Ceylan/Assam) pour ensuite gagner en fruit et en tout le bon nommé plus haut dès la seconde infusion. J'ai bien pu en tirer 7 vraiment agréables. 

Stéphane le propose dans sa sélection (ça me semble carrément être le même!). Il en fait d'ailleurs une description vraiment détaillée que je vous conseille de consulter ici.  Hugo et moi avons déjà rendez-vous avec le producteur de ce thé pour notre passage par la côte est de l'île au début du mois de mai. J'espère que nous pourrons alors s'en procurer une petite quantité pour le CS (l'an dernier Hugo avait choisi de ne pas en acheter compte tenu son prix élevé). Il aura au moins un conseiller en boutique qui le recommandera ardemment à ses clients... en plus de le boire!


03 avril 2008

L'art de la Présence

Depuis mes toutes premières expériences avec le thé, l'aspect "sacré" de cette boisson m'a spécialement touché. Ce-dernier est resté au coeur de ma spiritualité au quotidien, quoique parfois bousculé par des aspects plus intellectuels, ne prenant cependant aucune forme de rituel. Le Chanoyu aurait pu m'intéresser mais je trouve sa forme vraiment trop rigide et sans spontanéité, en plus d'être ultra-nippone... surtout lorsqu'on sait ce qu'ils pensent des Gaijin pratiquant la cérémonie! J'apporte donc, tout simplement, beaucoup de présence avant, pendant et après (pour la vaisselle entre autre!) la dégustation. Percevoir les sensations: le silence derrière les sons, textures et chaleur, saveurs, arômes, beauté des objets, de la couleur de la liqueur, et cela sans m'accrocher aux pensées qui surviennent. Inspiré par l'enseignement du Zen et celui d'Eckhart Tolle que j'ai rencontré exactement à la même période de ma vie que celle où le thé a croisé mon chemin, cette manière de vivre en pleine conscience est l'épine dorsale de mon existence. Le thé est, pour moi, son véhicule idéal.

D'ailleurs, Stéphane de Tea Masters parle ici de l'attitude d'ouverture que le dégustateur devrait adopter pour percevoir les subtilités d'un thé. À quelque part, la présence c'est cette simplicité du regard de l'enfant qui voit avec ses yeux et son coeur, non avec son intellect.

Je découvre récemment la Voie coréenne du thé. Un Esprit bien plus simple et moins figé que celle pratiquée au Japon. Vraiment, je suis étonné à quel point il comporte des similitudes avec ma pratique personnelle. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout ce rituel, je me permet de vous présenter un extrait trouvé ici sur le sujet résumant ses principes:

<< Dans toutes les cérémonies, les gestes essentiels restent le même. Au début le service de thé est disposé sur un plateau légèrement élevé devant celui ou celle qui va préparer le thé, couvert d’un tissu. Tous se saluent en s’inclinant, les main jointes. Puis le tissu est enlevé, plié et posé par terre. Les tasses, qui étaient rangées le haut en bas sont retournées. Du versoir, de l’eau chaude est versée dans la théière, puis de la théière dans les tasses afin de les chauffer et de les nettoyer. Une nouvelle mesure d’eau est mise à refroidir dans le versoir. Le thé est mis dans la théière avec une cuillère en bois, puis on verse l’eau chaude dessus. L’eau qui chauffait les tasses est jetée; le thé est alors servi en passant plusieurs fois d’une tasse à l’autre pour que le goût du thé soit également réparti. Chaque tasse est placée sur une sous-tasse en bois, sauf dans la cérémonie de l’offrande du thé au Buddha, quand la sous-tasse est alors en céramique. S’il y a des invités, les tasses leur sont portées; les mains jointes, chacun s’incline en signe de reconnaissance avant de boire.

 Chacun prend le temps de contempler la couleur du thé et de savourer son parfum avant de boire. Ayant bu, chacun suit la progression et l’évolution du goût sur la langue, dans la gorge, avant de savourer le goût qui reste dans la bouche. On verse une nouvelle mesure d’eau chaude dans la théière et, après une brève pause, toue l’infusion est versée dans le bol-versoir, qui sert à remplir les tasses. Ceci se répète d’habitude une troisième fois. Ensuite les tasses reviennent à la personne qui préside la cérémonie pour être lavées. Le thé est vidé de la théière, qui est lavée aussi. Quand tout est terminé, le service à thé est recouvert du tissu puis, de nouveau, chacun se salue, les mains jointes.

 “Un coeur concentré”

  De même que la Voie est ouverte à chacun, chacun est tenu d’observer l’esprit de la Voie exprimé par la phrase “un coeur concentré.” Alors que les gestes pour préparer et boire le thé sont des plus simples, ils doivent s’accomplir dans un esprit qui convient à la Voie; cela dépend de l’état d’esprit, du coeur de l’individu et se résume en quelques mots.

              Dans le décor comme dans les ustensiles, dans l’attitude et les gestes de ceux qui préparent et boivent le thé, certaines qualités sont requises: le naturel, la simplicité, la modération, l’assurance, la souplesse, la reconnaissance. Par ces mots il devient évident que la Voie du Thé coréenne, enseignée par l’Institut Panyaro, n’est point une “cérémonie du thé” formelle et ritualisée mais une “Vie du thé” où chacun pratique les valeurs les plus essentielles en accomplissant les gestes d’une des activités humaines la plus simple qui soit.

 Nous savons bien que tout dans la vie s’en va comme la neige qui fond au printemps; et pourtant il y a un fond essentiel qui ne s’en va point. Permettre à chacun de découvrir ce fond en buvant le thé: voilà l’unique but de la discipline de la Voie du thé.

Assis dans la solitude et le recueillement, là où l’on boit le thé, écoutant le bruissement leger de l’eau qui frémit sur les braises, préparant le thé, savourant son goût à la fois doux et amer, prenant conscience paisiblement des pensées qui s’éveillent, sortant de l’illusion par cette contemplation sereine, nous nous préparons à vivre d’une manière qui en soit digne: voilà la raison pour la pratique de la Voie du thé.

Purifier corps et âme par une pratique constante de la Voie du thé, atteindre à une unité en son propre être et avec la nature profonde de l’univers, et arriver ainsi à une véritable liberté: voilà le but fondamental de la pratique de la Voie du thé.

Collaborer à l’édification d’un monde plus habitable pour tous sur la base de cette nouvelle liberté: voilà un autre but pour tous ceux qui aiment le thé.

Le Zen du thé

 La ‘Voie du thé’ part du geste simple et quotidien de boire le thé pour en faire une ‘voie’ spirituelle.

Le ‘Zen du thé’ indique qu’on touche à une meditation intuitive en buvant ainsi le thé.

Le Zen est une réalité qui ne peut s’expliquer par la parole ni par l’écriture. Le Zen est concentration et prise de conscience positive.

Le Zen est éminemment libre et original, subjectif en même temps.

Le Zen offre un raccourci pour arriver à une individualité sans limites.

Tout comme le thé.

Il suffit de préparer le thé et de savourer sur le bout de la langue ses six goûts: amer, âpre, acide, salé, poivré, sucré.

Le thé et le Zen doivent constamment gouverner et diriger le corps et le coeur; c’est seulement ainsi que vous arriverez à ce niveau.

Voilà pourquoi l’on dit, ‘le thé et le Zen ont une même saveur,’ et encore, ‘le thé et le Zen sont un.’>>


Et voici, comme si ce n'était pas assez, un autre lien ici vers l'article de Wikipédia (en anglais) sur le sujet. 

En image:


31 mars 2008

Mengku Gong Ting 2007

Un p'tit Shu ben correct pour 14$ les 400 grammes chez YS. Ok, c'est pas super complexe. Ok, ça dure pas 15 infusions en gong fu cha. C'est un super p'tit Pu Erh Shu de tous les jours (genre en grande théière, sur les feuilles) déjà très buvable dès maintenant: pas de notes ammoniacales, de poisson ou de moules, de pipi ou autres substances bizarroïdes. Eh! Moi je bois les Shu quand j'ai envie d'une liqueur foncée et réconfortante, si j'ai abusé de cookies ou de chips grasses, pas quand j'ai envie de quoi de complexe... à ce moment là, les Sheng rentrent en scène... j'en profite pour saluer au passage ceux qui trouvent que la différence entre les Sheng et les Shu n'est pas importante!